L’apprentissage d’une nouvelle langue peut s’avérer périlleuse pour les Dys.

L’approche « bain d’oral » est une approche qui demande des adaptations :

  • pour ceux qui ont eu un retard de langage ou une dysphasie dans leur langue maternelle. L’enfant mémorise avec difficulté et de manière peu précise les mots et phrases qu’il doit apprendre. L’apport de l’écrit, pour certains, sera une bonne béquille.
  • pour les dyslexiques qui ont des difficultés de perception fine des sons et de l’unité mot dans les phrases, cette approche demande le complément de l’écrit.

Ces enfants ont, comme pour leur langue maternelle, besoin de connaître les codes de la langue, donc besoin qu’on leur explique:

  • le principe de codage des sons de la langue :  par chance, l’allemand a un code beaucoup plus transparent que le français (en allemand, peu de sons ont plusieurs orthographes possibles).  

L’alphabet allemand donne des indications sur la manière dont chante chaque son (indiqué en jaune sur la fiche d’élève). Il est important notamment d’indiquer à l’enfant que la lettre « j » ne chante pas comme en français (ce son n’existe pas en allemand) et que le son /k/ ne s’écrit pas avec la lettre « c » en allemand.

Sons allemands permettra aux enfants qui ont travaillé avec ma version des  digrammes/trigrammes en français de faire des liens entre les deux langues. Je propose également une version pour ceux qui ne connaissent pas ma version.

  • la manière dont se construisent les phrases et percevoir l’unité mot grâce à l’écrit: mettre en évidence la construction particulière des phrases en allemand. En découvrant la phrase mot à mot, avec son sens, l’enfant pourra réutiliser ses connaissances dans des phrases non apprises, mais construites avec des mots connus. phrases courantes (début programme 5P suisse)
  • le système de conjugaison des verbes : les élèves dyslexiques vont retrouver les mêmes difficultés en conjugaison allemande que dans leur langue maternelle. Il faut donc expliciter le système.
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